Comment accueillir Sittelle torchepot à Stoumont, Liège, Belgique
Sitta europaea · Sittidae
Observé à Stoumont, Liège, Belgique
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Stoumont se situe en Belgique. Coordonnées approximatives : 50.409, 5.829.
À propos de Sittelle torchepot
La Sittelle torchepot, également appelée le pic maçon, est une espèce de passereaux de la famille des Sittidae. C'est une sittelle de taille moyenne, mesurant 14 cm de longueur. Comme les autres sittelles, c'est un oiseau trapu à la queue courte et au long bec. Les parties supérieures sont bleu-gris, les parties inférieures de couleurs très variables selon la géographie, et peuvent être blanc pur ou roux jaunâtre, avec ou sans zone pâle sur la joue. L'oiseau a également un trait oculaire noir, et présente un certain dimorphisme sexuel, le mâle ayant des couleurs plus prononcées que la femelle. C'est un oiseau bruyant, au répertoire varié, émettant divers types de chants, en vuih, vuih, vuih, vuih… et, en cas d'excitation ou d'alerte, de longues séries de cris sonores en tuit répétés rapidement. Comme les autres membres de son genre, c'est un oiseau très agile qui escalade les arbres avec facilité, descendant parfois le long des troncs d'arbres tête la première.
Source : Wikipédia
Caractéristiques écologiques de Sittelle torchepot
- Nidification : nicheur cavernicole — cavité de petit diamètre.
- Alimentation préférée à la mangeoire : mangeoire à graines, boules de graisse.
Plan de nichoir adapté
Pour Sittelle torchepot, le plan de référence proposé par nichoirs.net est :
Dimensions intérieures recommandées : 140 × 250 × 140 mm (largeur × hauteur × profondeur).
Diamètre du trou d'envol : 40-45 mm.
Pose et entretien du nichoir — Sittelle torchepot
Pose du nichoir
- Hauteur : Entre 1,50 m et 6 m. La LPO spécifie entre 2 et 5 m. Natagora précise un minimum de 1,8 m, idéalement plus de 3 m. La recommandation la plus consensuelle est 2-5 m.
- Orientation : Est ou Sud-Est pour la façade/trou d'envol. Éviter les vents dominants (souvent ouest/sud-ouest) et le plein soleil toute la journée. Incliner légèrement le nichoir vers l'avant.
- Support : Tronc d'arbre (éviter le hêtre), mur ou poteau. Ne jamais utiliser de clous directement sur l'arbre (sauf en aluminium). Utiliser du fil de fer gainé avec des cales en bois ou en mousse plastique entre le fil et l'écorce. Fixer solidement pour éviter la chute. Éviter les branches ou rebords à proximité qui pourraient servir d'appui aux prédateurs.
- Période d'installation : Dès l'automne ou début de l'hiver (novembre idéalement). Les oiseaux l'utilisent comme gîte hivernal et s'y habituent. Il n'est pas trop tard jusqu'en mars, voire avril, mais les chances d'occupation diminuent pour la première saison de reproduction. La LPO et Vogelbescherming sont alignés sur la même période.
- Précautions : Les perchoirs sont inutiles et doivent être retirés pour ne pas aider les prédateurs. Placer une plaque métallique anti-prédation autour du trou d'envol. Laisser une distance de 15 à 20 m entre nichoirs de même type pour la Mésange bleue et le Gobemouche gris, 40 à 50 m pour la Mésange charbonnière, 70 à 80 m pour la Sittelle torchepot. Le Moineau domestique et le Moineau friquet sont coloniaux et peuvent avoir des nichoirs proches. Ne mettre aucune garniture (paille, mousse...) dans le nichoir.
Entretien annuel
- Fréquence : 1 fois par an, après chaque saison de reproduction.
- Méthode : Vider tous les matériaux du nid. Brosser l'intérieur avec une brosse métallique. Passer un coup de chalumeau pour éliminer les parasites, ou rincer à l'eau bouillante. Le NABU mentionne la possibilité de rincer avec de l'eau claire et éventuellement une solution de soude si l'infestation parasitaire est importante.
- Produits à éviter : Ne jamais utiliser de savon, détergent, produits chimiques ou insecticides. La LPO utilise l'huile de lin pour la préservation du bois. La LPO mentionne le savon noir pour l'entretien dans une source, mais d'autres sources recommandent de ne pas utiliser de savon/détergent. La recommandation la plus consensuelle est de ne rien utiliser d'autre que de l'eau afin de ne pas laisser d'odeur dans le nichoir.
- Période d'installation : Fin septembre ou début octobre, après la saison de reproduction, une fois que la dernière nichée a quitté le nichoir. À cette période, les hyménoptères cessent leur activité et les autres occupants hivernaux (chauves-souris, lérots, abeilles) n'ont pas encore ou plus investi les lieux. Le nettoyage peut être décalé à fin octobre si des lérots l'occupent. Il est également possible de nettoyer en fin d'hiver, juste avant la période de nidification, mais cela risque de déranger les occupants hivernaux et n'empêche pas le parasitage. La meilleure période pour le nettoyage est l'automne.
- Précautions : Porter des gants. S'assurer que le nichoir est vide avant nettoyage. Ne pas toucher aux œufs ou oisillons lors des visites. Les œufs non éclos peuvent être retirés entre septembre et janvier. Vérifier les fixations et l'état général du nichoir. Le nichoir doit être conçu pour permettre un nettoyage facile (une partie amovible).
Sources : LPO, Natagora, Vogelbescherming, RSPB, NABU, nichoirs.net.
Trois façons de l'aider
- Installer un nichoir — Plans techniques gratuits adaptés à l'espèce et tutoriels vidéo de construction.
- Installer une mangeoire — Choix de la mangeoire et des graines selon les habitudes alimentaires de l'oiseau.
- Créer un garde-manger naturel — Plantes indigènes locales qui nourrissent durablement cet oiseau et la biodiversité.
Garde-manger naturel — plantes indigènes recommandées
Voici une fiche conseil pour attirer la Sittelle torchepot (Sitta europaea) dans votre jardin à Stoumont (Liège, Belgique) en créant un garde-manger naturel avec des plantes indigènes de votre région.
🌳 Arbres et grands arbustes
- *Chêne pédonculé (Quercus robur)*: Indispensable, sa vieille écorce crevassée est un terrain de chasse idéal pour la Sittelle, qui y cherche des insectes et araignées, et ses glands sont stockés pour l'hiver.
- *Hêtre commun (Fagus sylvatica)*: Ses graines, les faînes, constituent une ressource alimentaire majeure que l'oiseau cache en automne pour les périodes de disette.
- *Noisetier commun (Corylus avellana)*: Il fournit les noisettes, une autre source de nourriture très appréciée et stockée par la Sittelle, qui les coince dans une écorce pour les ouvrir.
🌿 Arbustes et haies
- *Sureau noir (Sambucus nigra)*: Non pas pour ses baies, mais pour la grande quantité de pucerons et autres insectes qu'il attire, qui sont des proies de choix pour la Sittelle, surtout en période de nourrissage des jeunes.
- *Églantier (Rosa canina)*: Ses branchages denses et épineux offrent un abri sûr contre les prédateurs et des sites potentiels pour dissimuler son nid.
- *Lierre grimpant (Hedera helix)*: Grimpant sur un mur ou un arbre, il offre un abri dense toute l'année, des sites de nidification et, grâce à sa floraison tardive, une profusion d'insectes en automne.
🌾 Plantes basses, vivaces et graminées
- *Ortie dioïque (Urtica dioica)*: Dans un coin sauvage du jardin, elle est la plante hôte pour les chenilles de nombreux papillons (Vulcain, Paon-du-jour), qui sont une manne de protéines pour les oisillons de la Sittelle.
- *Chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum)*: Ses lianes entremêlées créent des zones de couvert et ses fleurs odorantes attirent des papillons de nuit et autres insectes qui seront chassés par la Sittelle.
💡 Conseils de plantation
- Conservez le bois mort : Ne coupez pas les vieux arbres ou les grosses branches mortes (si sécurisées). Elles sont le garde-manger et le lieu de nidification principal de la Sittelle.
- Plantez groupé : Créez des massifs denses et des haies mixtes qui simulent un sous-bois naturel, offrant protection et nourriture.
- Période de plantation : Installez vos arbres et arbustes en automne (novembre est idéal) pour favoriser un bon enracinement.
- Entretien limité : Laissez les plantes développer leur port naturel et conservez les feuilles mortes au pied des arbres, car elles abritent une foule d'invertébrés pour l'hiver.
- Chêne pédonculé (Quercus robur) — Fournit des insectes dans son écorce et des glands comme nourriture à stocker.
- Hêtre commun (Fagus sylvatica) — Ses graines (faînes) sont une ressource alimentaire majeure stockée pour l'hiver.
- Noisetier commun (Corylus avellana) — Produit des noisettes, une nourriture énergétique très appréciée et stockée par la sittelle.
- Sureau noir (Sambucus nigra) — Attire de nombreux insectes (pucerons) qui sont des proies de choix, notamment pour le nourrissage des jeunes.
- Églantier (Rosa canina) — Offre un abri sûr contre les prédateurs grâce à ses branchages denses et épineux.
- Lierre grimpant (Hedera helix) — Fournit un abri dense, des sites de nidification et une abondance d'insectes à l'automne.
- Ortie dioïque (Urtica dioica) — Héberge de nombreuses chenilles, qui constituent une source de nourriture riche en protéines pour les oisillons.
- Chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum) — Attire des insectes nocturnes (proies) et offre un couvert végétal pour l'abri.
Autres oiseaux observés à Stoumont
- Chouette hulotte (Strix aluco)
- Linotte mélodieuse (Linaria cannabina)
- Harfang des neiges (Bubo scandiacus)
- Mésange noire (Periparus ater)
- Buse variable (Buteo buteo)
- Mésange bleue (Cyanistes caeruleus)
Sources et crédits
- Données d'observation : eBird (Cornell Lab of Ornithology, ebird.org)
- Source : Wikipédia
- Plans et dimensions : nichoirs.net