Comment accueillir Sittelle torchepot à Bruxelles, Bruxelles-Capitale, Belgique
Sitta europaea · Sittidae
Observé à Bruxelles, Bruxelles-Capitale, Belgique
← Voir la fiche complète de Sittelle torchepot
Bruxelles se situe en Belgique. Coordonnées approximatives : 50.855, 4.351.
À propos de Sittelle torchepot
La Sittelle torchepot, également appelée le pic maçon, est une espèce de passereaux de la famille des Sittidae. C'est une sittelle de taille moyenne, mesurant 14 cm de longueur. Comme les autres sittelles, c'est un oiseau trapu à la queue courte et au long bec. Les parties supérieures sont bleu-gris, les parties inférieures de couleurs très variables selon la géographie, et peuvent être blanc pur ou roux jaunâtre, avec ou sans zone pâle sur la joue. L'oiseau a également un trait oculaire noir, et présente un certain dimorphisme sexuel, le mâle ayant des couleurs plus prononcées que la femelle. C'est un oiseau bruyant, au répertoire varié, émettant divers types de chants, en vuih, vuih, vuih, vuih… et, en cas d'excitation ou d'alerte, de longues séries de cris sonores en tuit répétés rapidement. Comme les autres membres de son genre, c'est un oiseau très agile qui escalade les arbres avec facilité, descendant parfois le long des troncs d'arbres tête la première.
Source : Wikipédia
Caractéristiques écologiques de Sittelle torchepot
- Nidification : nicheur cavernicole — cavité de petit diamètre.
- Alimentation préférée à la mangeoire : mangeoire à graines, boules de graisse.
Plan de nichoir adapté
Pour Sittelle torchepot, le plan de référence proposé par nichoirs.net est :
Dimensions intérieures recommandées : 140 × 250 × 140 mm (largeur × hauteur × profondeur).
Diamètre du trou d'envol : 40-45 mm.
Pose et entretien du nichoir — Sittelle torchepot
Pose du nichoir
- Hauteur : Entre 1,50 m et 6 m. La LPO spécifie entre 2 et 5 m. Natagora précise un minimum de 1,8 m, idéalement plus de 3 m. La recommandation la plus consensuelle est 2-5 m.
- Orientation : Est ou Sud-Est pour la façade/trou d'envol. Éviter les vents dominants (souvent ouest/sud-ouest) et le plein soleil toute la journée. Incliner légèrement le nichoir vers l'avant.
- Support : Tronc d'arbre (éviter le hêtre), mur ou poteau. Ne jamais utiliser de clous directement sur l'arbre (sauf en aluminium). Utiliser du fil de fer gainé avec des cales en bois ou en mousse plastique entre le fil et l'écorce. Fixer solidement pour éviter la chute. Éviter les branches ou rebords à proximité qui pourraient servir d'appui aux prédateurs.
- Période d'installation : Dès l'automne ou début de l'hiver (novembre idéalement). Les oiseaux l'utilisent comme gîte hivernal et s'y habituent. Il n'est pas trop tard jusqu'en mars, voire avril, mais les chances d'occupation diminuent pour la première saison de reproduction. La LPO et Vogelbescherming sont alignés sur la même période.
- Précautions : Les perchoirs sont inutiles et doivent être retirés pour ne pas aider les prédateurs. Placer une plaque métallique anti-prédation autour du trou d'envol. Laisser une distance de 15 à 20 m entre nichoirs de même type pour la Mésange bleue et le Gobemouche gris, 40 à 50 m pour la Mésange charbonnière, 70 à 80 m pour la Sittelle torchepot. Le Moineau domestique et le Moineau friquet sont coloniaux et peuvent avoir des nichoirs proches. Ne mettre aucune garniture (paille, mousse...) dans le nichoir.
Entretien annuel
- Fréquence : 1 fois par an, après chaque saison de reproduction.
- Méthode : Vider tous les matériaux du nid. Brosser l'intérieur avec une brosse métallique. Passer un coup de chalumeau pour éliminer les parasites, ou rincer à l'eau bouillante. Le NABU mentionne la possibilité de rincer avec de l'eau claire et éventuellement une solution de soude si l'infestation parasitaire est importante.
- Produits à éviter : Ne jamais utiliser de savon, détergent, produits chimiques ou insecticides. La LPO utilise l'huile de lin pour la préservation du bois. La LPO mentionne le savon noir pour l'entretien dans une source, mais d'autres sources recommandent de ne pas utiliser de savon/détergent. La recommandation la plus consensuelle est de ne rien utiliser d'autre que de l'eau afin de ne pas laisser d'odeur dans le nichoir.
- Période d'installation : Fin septembre ou début octobre, après la saison de reproduction, une fois que la dernière nichée a quitté le nichoir. À cette période, les hyménoptères cessent leur activité et les autres occupants hivernaux (chauves-souris, lérots, abeilles) n'ont pas encore ou plus investi les lieux. Le nettoyage peut être décalé à fin octobre si des lérots l'occupent. Il est également possible de nettoyer en fin d'hiver, juste avant la période de nidification, mais cela risque de déranger les occupants hivernaux et n'empêche pas le parasitage. La meilleure période pour le nettoyage est l'automne.
- Précautions : Porter des gants. S'assurer que le nichoir est vide avant nettoyage. Ne pas toucher aux œufs ou oisillons lors des visites. Les œufs non éclos peuvent être retirés entre septembre et janvier. Vérifier les fixations et l'état général du nichoir. Le nichoir doit être conçu pour permettre un nettoyage facile (une partie amovible).
Sources : LPO, Natagora, Vogelbescherming, RSPB, NABU, nichoirs.net.
Trois façons de l'aider
- Installer un nichoir — Plans techniques gratuits adaptés à l'espèce et tutoriels vidéo de construction.
- Installer une mangeoire — Choix de la mangeoire et des graines selon les habitudes alimentaires de l'oiseau.
- Créer un garde-manger naturel — Plantes indigènes locales qui nourrissent durablement cet oiseau et la biodiversité.
Garde-manger naturel — plantes indigènes recommandées
Voici une fiche conseil pour transformer votre jardin à Bruxelles (Belgique) en un paradis pour la Sittelle torchepot, en utilisant exclusivement des plantes indigènes de la région.
🌳 Arbres et grands arbustes
- *Chêne pédonculé (Quercus robur)*: Ses écorces crevassées abritent une multitude d'insectes et ses cavités naturelles offrent des sites de nidification potentiels que la sittelle cimentera à sa taille.
- *Hêtre commun (Fagus sylvatica)*: La sittelle consomme ses graines (faînes) et explore méticuleusement son écorce lisse pour y déloger des invertébrés.
- *Charme commun (Carpinus betulus)*: Il produit des graines appréciées et son tronc cannelé est un excellent terrain de chasse pour les insectes dont se nourrit la sittelle.
🌿 Arbustes et haies
- *Noisetier commun (Corylus avellana)*: Il produit les noisettes qui sont une ressource alimentaire capitale pour la sittelle, qu'elle stocke pour l'hiver.
- *Houx commun (Ilex aquifolium)*: Son feuillage persistant offre un abri toute l'année et un support pour les insectes que la sittelle viendra chasser.
- *Lierre grimpant (Hedera helix)*: Accroché aux arbres, il est un garde-manger exceptionnel, attirant de nombreux insectes et offrant abri et sites de nidification.
🌾 Plantes basses, vivaces et graminées
Bien que la sittelle soit principalement arboricole, un sous-bois riche favorise un écosystème sain et une abondance d'insectes.
- *Anémone sylvie (Anemone nemorosa)*: En tapissant le sol au printemps, elle maintient une bonne humidité et favorise la vie des invertébrés à la base des arbres.
- *Mercuriale vivace (Mercurialis perennis)*: Ce couvre-sol dense crée un habitat idéal pour la microfaune du sol, enrichissant la chaîne alimentaire.
💡 Conseils de plantation
- Préservez les vieux arbres : Ils sont essentiels pour la nidification et l'alimentation de la sittelle. Ne coupez pas les branches mortes si elles ne présentent pas de danger.
- Misez sur la verticalité : La sittelle exploite les troncs. Associez des arbres et des plantes grimpantes comme le lierre pour maximiser les surfaces de prospection.
- Créez une structure étagée : La combinaison de grands arbres, d'arbustes et de couvre-sols crée un écosystème résilient et riche en nourriture.
- Bannissez les pesticides : Ils détruisent la base de l'alimentation de la sittelle, à savoir les insectes et les araignées.
- Chêne pédonculé (Quercus robur) — Ses écorces crevassées abritent des insectes et ses cavités sont des sites de nidification pour la sittelle.
- Hêtre commun (Fagus sylvatica) — La sittelle consomme ses graines (faînes) et chasse les invertébrés sur son écorce.
- Charme commun (Carpinus betulus) — Il produit des graines appréciées et son tronc est un excellent terrain de chasse pour les insectes.
- Noisetier commun (Corylus avellana) — Il produit les noisettes, une ressource alimentaire capitale que la sittelle stocke pour l'hiver.
- Houx commun (Ilex aquifolium) — Son feuillage persistant offre un abri et un support pour les insectes chassés par la sittelle.
- Lierre grimpant (Hedera helix) — Il attire de nombreux insectes et offre abri et sites de nidification.
- Anémone sylvie (Anemone nemorosa) — Elle favorise la vie des invertébrés à la base des arbres en maintenant une bonne humidité au sol.
- Mercuriale vivace (Mercurialis perennis) — Ce couvre-sol crée un habitat idéal pour la microfaune, enrichissant la chaîne alimentaire.
Autres oiseaux observés à Bruxelles
- Mésange bleue (Cyanistes caeruleus)
- Mésange huppée (Lophophanes cristatus)
- Mésange charbonnière (Parus major)
- Mésange noire (Periparus ater)
- Rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos)
- Verdier d'Europe (Chloris chloris)
Sources et crédits
- Données d'observation : eBird (Cornell Lab of Ornithology, ebird.org)
- Source : Wikipédia
- Plans et dimensions : nichoirs.net